Mission impossible accomplie.
Le 13 juillet 2011, je reçois une invitation par courriel d’Antonio pour aller à Avalon en Angleterre. J’étais justement en train de lire un livre sur Avalon. Je ressens un appel très fort pour dire OUI mais je ne me sens pas capable d’y aller seule. Je multiplie les démarches pour trouver quelqu’un pour m’accompagner. Personne. Le voyage est du 22 au 27 juillet. L’échéance est donc on ne peut plus serrée.
Ça continue de pousser fort pour que j’y aille. Je choisis de dire OUI avec toutes les peurs qui m’habitent dont celle liée au fait que je ne parle pas anglais ni ne le comprends. Le lundi 18, j’écris à Antonio pour annoncer que je prends part au voyage de groupe composé uniquement d’Espagnols. Je commande mon passeport en express et j’achète mes billets d’avion grâce à mon fils qui revenait tout juste de ses études en France sans même être sûre d’avoir mon passeport à temps. Ouf! J’invente un mantra pour me solidifier. Celui que l’on retrouve dans le pied de page de ce site web: J’avance dans la confiance du prochain pas. Ce mantra ne m’a jamais quitté depuis.
Le passeport arrive le mercredi 20 tel que prévu. Eh oui, tout s’aligne mais toujours pas de réponse d’Antonio après mon courriel du 18. Je répète mon mantra, plusieurs fois par jour. Le 21, soit le matin du départ, je reçois ENFIN l’appel d’Antonio. Il m’annonce qu’il va venir me chercher à l’aéroport de Bristol. Grand soulagement. Mais j’étais tout de même prête à partir sans qu’il m’ait rejointe. Je pars en taxi quelques instants plus tard. Il était minuit moins une… en fait plutôt 6 h.
Juste avant de partir, j’écris un courriel à mes proches pour les rassurer et mon amie me répond ceci : «Est-ce un voyage initiatique déterminant pour ta mission future ??? Tout est possible». Non, mais c’est quand même incroyable. Elle avait deviné 15 ans d’avance! Oui, ma mission actuelle d’accompagner des personnes grâce au programme RÉALISE TON IMPOSSIBLE parce que tout est possible. Quelle synchronicité, tu conviendras avec moi!
À l’aéroport d’Angleterre, la personne au comptoir parle un excellent français. Encore un soulagement. Je suis en joie. Toutes les barrières disparaissent. Mes peurs n’étaient que du vent.
En arrivant sur place, Antonio me laisse devant une église où il y a un labyrinthe au sol marqué par des pierres. Il y a Brigit, Anna, Mary, tous des prénoms écrits sur mon certificat de naissance. Je suis en terre connue. C’est un retour aux sources.
J’ai vécu un voyage extraordinaire en compagnie d’Espagnols ne parlant pas français et moi ne parlant pas espagnol. Nous nous sommes compris par le langage du cœur. Le voyage était court, même pas une semaine, mais intense. Je me suis sentie chez-moi en ces lieux. J’ai adoré. J’en suis revenue transformée. Je n’arrêtais pas de chanter :
Que florezca la luz Que florezca la luz
Que fleurisse la lumière Que fleurisse la lumière

